Je ne sais plus si ce sentiment est davantage peur ou davantage horreur.


______Aujourd'hui, je crois que j'ai peur, peur d'oublier trop vite des instants qui m'ont fait me sentir vivante. Je suis terrifiée à l'idée de ne plus ressentir cette chaleur vive dans ma poitrine en y repensant, à ces foutus bons moments. Je n'aime pas croiser son visage car il me glace le coeur, son regard perçant qui m'a transpercé bien plus d'une fois. Je passe mon temps à l'observer, plein de désirs qui dégoulinent de mes lèvres, je n'ai pas été assez prudente sur ce coup là... Je m'y suis attachée à ce que je devais manipuler.


______Je ne suis pas si volatile que je pourrais paraître, et oui, je possède une culpabilité. J'ai eu mal de lui faire ça, et je peux à présent dire que ça s'est en quelque sorte retourner contre moi. Ca m'apprendra à manquer de clarté, à vouloir jouer celle qui peut tout possèder... Je me fais horreur à souffrir de la sorte pour quelqu'un qui n'a pas été foutu de te considérer à ta juste valeur. Je me sens assommée.


______C'est décidé, je vais ressortir les barrières que j'avais l'habitude de me foutre devant la gueule. Je ne souhaite plus m'attacher à quiconque, je ne veux non pas être libre, mais pouvoir regarder les gens sans ressentir de la peine ou bien du manque. J'aimerai voir quelqu'un se languir de moi, à tel point que je provoquerai la frénésie de son âme, je l'ai déjà connu et cela me manque, énormément. Je vous avouerai que ne plus être le centre de toutes les attentions me dérangent. Celui qui saura combler mes exigences sera un bienheureux... Les castings sont toujours ouverts.
Je ne sais plus si ce sentiment est davantage peur ou davantage horreur.

# Posté le samedi 07 novembre 2009 14:23

Modifié le samedi 07 novembre 2009 15:23

Tout ça me tourmente. Tu n'as même pas vu que j'étais rien, que j'étais morte de chagrin. Tu n'as même pas vu que j'étais mal, que ma peau était pire que pâle.

Tout ça me tourmente. Tu n'as même pas vu que j'étais rien, que j'étais morte de chagrin. Tu n'as même pas vu que j'étais mal, que ma peau était pire que pâle.
Elle me tend un mouchoir.

_______Je ne dois pas réaliser, enfin, vu les litres d'eau que j'ai expulsé par les yeux, peut-être que je me suis rendu compte en faite. Qui aurait bien pu penser que cette chose m'arriverait une deuxième fois? Ce qui prouve bien que je ne contrôlais pas aussi bien que je le croyais. J'ai voulu jouer, montrer que j'étais la seule qui tenait les cartes du destin, mais un malin m'a rattrapé... pour me jeter au fond du puit. J'admire sa franchise, mais je ne salue pas la manière de me l'avoir dit. Son ignorance m'a fait sursauter le coeur, au point de devoir m'assoir. Tout s'explique, avec cette seule phrase écrite affichée sur mon écran lumineux... Ses absences, ses mots, ses excuses... Je n'aurai pas pensé. Certes, cela n'est pas officialisé, ce n'est qu'une rencontre furtive, mais qui selon ses sources pourrait devenir plus. Je n'étais que sur le banc d'essai en faite. Je ne sais pas comment réagir, comment lui parler, quoi faire dans tous les cas. Donc, je prend mon mouchoir et je pleure en repensant à ces doux instants. Je ne m'ouvrirai plus à eux, je ne réaliserai plus jamais leurs désirs, je deviendrai aussi conne que possible. Je les trainerai et les ferais souffrir comme il se doit. En attendant, en écrivant ces mots, j'ai toujours les yeux gonflés, explosés même, les paupières et les joues irritées à force d'essuyer l'eau acidulé qui coule sur celles-ci... Je me pousse au deuil, en ces circonstances. Je vais dormir.

Je vais aller m'oublier.

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 15:59

Modifié le samedi 07 novembre 2009 12:47

Un... Deux... Trois... Quatre... Cinq?

Un... Deux... Trois... Quatre... Cinq?


Chapter IV?

Je suis là, avec eux, mais pas vraiment en faite. Pour l'un, c'est l'autre, pour l'autre, c'est le suivant... Désolée, je manque de clarté. Mais c'est tellement confus en moi que je ne sais même plus comment je dois en parler. Suis-je prête à supporter toute cette culpabilité? Tout s'est passé si vite, à la suite, sans que je ne sache ce qu'il m'arrivait réellement. Je ne pensais que ce n'était pas qu'un jeu, que je m'en sortirai en deux temps, trois mouvements. Cependant, plus le temps passe plus je m'enfonce. Je vous l'avez dit, mes sottises me tueront. Mais pourquoi ce sentiment d'impurêté m'envahit? Indirectement, j'ai du faire un choix. Départager, compter les points de chaque côté, se poser des questions, hésiter, choisir, changer, essayer de ne pas regretter et enfin donner son résultat... Je tente de me dire que j'ai pris la bonne descision, oui... Jusqu'au prochain, peu de flexibilité de ma part entraine ma perte.

Je m'excuserai, je vous le promet. Je vous dirai la vérité, je ne me cacherai pas derrière une image adaptée à ce que vous désirez. Je vous montrerai ce que je suis vraiment, peu importe comment vous me verrez par la suite. Quatre, est un grand chiffre, vous savez. Bien sûr que non, vous ne le savez pas, étant donné que je vous l'ai caché. Vous n'avez pas de numéro réel dans ce classement, enfin, juste un. Laissez-moi juste le temps de vous apellez, pour vous parlez, vous expliquer, même s'il n'a pas grand chose à comprendre, dans le fond de cette connerie qu'est de prendre les gens pour des cons...



Quatre. Peut-être n'étais-tu qu'un numéro pour arriver à mon but.

Trois. Une rencontre furtive pour me rassurer, ne l'as-tu pas remarquer?

Deux. Cette absence ne me conviendra pas, tu ne le ressens pas?

Un. Tu as gagné la course.


Point.

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 15:33

Modifié le samedi 17 octobre 2009 14:06

I hope heaven needs you more than I need you now, you know I love you, I can't believe It's you.

I hope heaven needs you more than I need you now, you know I love you, I can't believe It's you.
UTOPISTE CAUCHEMARDESQUE

_____Je suis sur le bord de la route, il pleut, ce qui empêche aux passants de discerner les larmes qui coulent sur mes joues. Ils courent tous, sont apeurés, ne savent pas comment réagir face à la scène. Certains glissent et tombent sur les plaques d'égout, d'autres hurlent à se péter les cordes vocales en quatre, les suivants sont accrochés sur leurs portables, à essayer de composer un certain numéro et les derniers, enfin plutôt, la dernière comme moi, ne bouge pas, ne parle pas. Je n'arrive même plus à cligner des paupières, je suis figée sur mon trottoir.


_____La pluie ne m'atteint pas, je suis bloquée pourtant rien ne m'encercle ou ne me gène. Je regarde la scène, mais mes réactions sont tombées dans le néant. J'essaie de dire quelque chose, mais les mots restent bloqués dans ma gorge, peut-être anesthésiée. Je ne réussis qu'à pleurer et à implorer le silence. Je le vois, allongé sur le sol, un liquide rouge qui s'éclaircit au vue de la pluie qui s'éclate sur son corps, avec un bruit sourd à retourner les morts. Une troupe est autour de lui, et essaie de l'aider. Deux personnes vêtues de blancs accourent dans sa direction, se jettent sur lui, lui colle deux morceaux de métal sur le torse après lui avoir arraché sa chemise, il sursaute, ils recommencent, encore et la scène se répète pendant une bonne dizaine de minutes. J'suis toujours plantée là moi, à regarder, à ne pouvoir entreprendre un seul geste. Ils sont toujours penchés sur son corps, écorchant le sol trempé et déguelasse. Ce liquide rouge parvient à mes pieds, je ne peux toujours pas bougée, je suis ligotée par une corde invisible, m'empêchant de subvenir à ses besoins. Si seulement je pouvais me dégager, je suis sûre que je pourrais l'aider, leur montrer comment faire pour le sauver. Soudain, je vois les deux médecins se relever, regarder le corps pendant une bonne dizaine de secondes, sortir un stylo, regarder leurs montres, noter quelque chose et à ce moment là...


_____Je parviens à me détacher de mes chaînes, à m'élancer sur la route pour venir vers lui. Je m'essoufle mais il ne faut pas qu'il s'inquiète dans une poignée de seconde je serais à ses côtés pour l'aider à se rouvrir les yeux, je suis au milieu de la route, en plein milieu du chemin à parcourir, quand soudain j'entends une voix qui me susurre "C'est trop tard maintenant, tu n'as pas été assez rapide, j'suis déjà mort, conasse!", en plein élan, je sens mon corps qui se tend, je suis figée, encore une fois. Jusqu'à ce que cette voiture me rentre dedans, pour me réveiller en sursaut, pleine de sueur dans le dos...


_____La réalité arrive à dépasser les rêves, faire le rapprochement, être marquée, y repenser chaque jour, se dire qu'on aurait pu changer les choses, dans n'importe quelle situation, ressasser ses erreurs... Et pourtant, recommencer. Mes rêves me dépassent. Que faire? Que dire? Si j'avais été plus rapide, plus réactive, plus présente, mois égoïste... J'aimerai que l'amnésie me touche, m'écorche, me lacère une bonne fois pour toute, pour que je sombre dans l'oubli totale.

# Posté le jeudi 08 octobre 2009 10:33

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 11:33

A mes rêves.


_______Ce 21 septembre, je me suis, sans aucune intentions conscensieuses, découverte. A un simple regard, au cours d'une émotion, d'une convulsion d'esprit, avec une larme chaude qui a coulé sur ma joue, mais qui avait pris auparavant la gentilesse d'imploser mes yeux clairs.

_______Je suis dépendante des sentences, des mots mais surtout des siens. Il faisait chaud dehors, Paris était encore blindé. Je suis sortie du métro "Franklin D. Roosevelt". J'étais paniquée mais si enjouée de le voir. Mon coeur était aussi lourd que mon sac rempli de ses livres. J'ai souri en apercevant la pancarte "Avenue Franklin D. Roosevelt" mais j'ai surtout constaté que mon regard cerné de noir est devenu encore plus lumineux que les lampadaires de cette rue. Sur un mouvement directionel horizontal, j'ai distingué une insigne "Théâtre du Rond Point" et mes membres se sont crispés. J'ai eu peur, mais pour une fois, j'ai pris mon courage à deux mains pour avancer. J'ai vu une foule de gens à l'extérieur, je ne les ai même pas regardé, trop perdue dans mes songes. Je suis pénétrée dans ce lieu modeste mais qui était si riche pour moi. Mes pupilles faisaient des allers-retours dans tous les sens, ce qui me déséquilibra l'espace d'une seconde. J'ai avancé alors jusqu'au guichet des réservations où un jeune m'a directement prise sur le fait: "C'est pour la lecture française? C'est à quel nom?". Abasourdie, je suis arrivée tant bien que mal à lui rétorquer: "Euh.. Oui.. Mon nom.. Euh Bérénice B******." Il chercha alors mon nom, le barre et me tendit un papier blanc que je ne garda que quelques instants, juste le temps de me dire "Salle à votre gauche, premier escalier à droite." Je m'élança alors dans ces couloirs vides.

_______Je fus terrifiée. Je gravis les escaliers et constata en entrant dans la salle qu'elle était déjà bien remplie. Je me suis fait dirrigée, je me retrouva en plein milieu de la salle, entourée de gens tellement éclétiques, trop bruyants, habillés comme des bourgeois frustrés. Le temps passa et me sembla tragiquement long. Soudain, les lumières se tamisèrent. Mon coeur commença à battre la chamade. Je me suis sentie tremblante, enfoncée dans mon siège rouge luxueux mais si peu confortable. Un canon de voix s'esclaffa, on se serait cru dans une secte. Ces moments sont trop longs, cette musique insupportable. J'ai les yeux qui font des va et vient entre la scène et les coulisses plongées dans la noirceur. Et là, le directeur du théâtre se dévoila sur la scène. Il fit son petit discours de remerciements et proclama cette phrase "Allez viens Frederic, viens sur scène." J'ai coupé ma respiration.

_______J'aperçu une silhouette dans la pénombre, un mouvement de cheveux incertain et enfin, la lumière qui éclaira son doux visage. Le public l'acclama mais je n'arrivais même pas à fermer ma bouche entrouverte. Je suis restée bloqué, comme pétrifiée par un monstre antique. Mais pourtant les larmes commencèrent à m'innonder. Il parlait mais je n'arrivais pas à réaliser qu'il était en face de moi, à cet instant présent. Je suis redevenue une môme de 10 ans à la moindre émotion. Mon voisin me regarda bizarrement, mais je n'y prêta pas mon attention, je continuais de me déhydrater. Il s'installa enfin sur sa chaise en bois, en face de cette table noire. Je ne pu le lâcher du regard, je ne clignais même plus des yeux. Il s'élança dans la lecture de son nouveau livre "Un roman français". Je buvais ces paroles comme j'aurai pris un shoot, les minutes défilèrent à une rapidité extrême. Je continuais de pleurer dès qu'il regardait le public, ou que je pensais qu'il m'avait lancé un regard. Sa voix m'envouta tout autant que ses mots, son sourire, son charme. Sa timidité me conquit. La soirée se finie. Il était 22h32 quand il se leva de scène et partit, en nous saluant poliment, une expression d'homme heureux au visage. Avant de partir, la foule lui souhaita un joyeux anniversaire, 44 ans quand même et en cette journée même. Je partis en le regardant une dernière fois, je sorta dehors, l'air est toujours aussi chaud. J'avanca jusqu'au métro, je m'arrêta et je vous l'avoue, je me suis mise à pleurer comme une gamine. Les passants me dévisagèrent mais je m'en foutais, car pendant cette putain de soirée, j'ai réalisé un rêve qui me tenait à coeur.


Oui, je l'ai fait, j'ai réussi, j'ai accompli une de mes utopies.
Oui, j'ai rencontré celui qui m'a donné envie de me servir des mots.
Oui, j'ai eu devant moi celui qui me berce de ses proses chaque soir.
Oui, j'ai été dans la même salle que mon écrivain favoris, que mon idole.

OUI, J'AI RENCONTRE FREDERIC BEIGBEDER.




Et les détails, je les garde pour moi. Des sensations pareilles ne se partagent pas avec n'importe qui. Ma fierté en a pris un coup cette soirée là, je me suis sentie toute petite. Je n'étais qu'une admiratrice perdue dans une foule.

# Posté le vendredi 18 septembre 2009 14:48

Modifié le vendredi 16 octobre 2009 15:01